Il était une fois l’aigle et l’éléphant

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Le 8 juillet, les Aigles du Mali ont été éliminés par les Éléphants de Côte d’Ivoire. Cette défaite (1-0) en huitième de finale a inspiré à Iss Bill une petite fable, à méditer.

Monsieur aigle, passionné de pouvoir et de défis,

Dans l’atmosphère, sans forcer, imposait sa suprématie.

Tous les oiseaux, apeurés, ne lui témoignaient que respect

Et considération car leur vie, à ses côtés, en dépendaient.

Quelques pauvres récalcitrants, en guise de dessert,

Finissaient lamentablement prisonniers de ses serres.

Monsieur s’en est tellement délecté

Qu’en lui, l’arrogance et l’orgueil ont poussé.

« En plus de mes pairs, j’ai battu renard, lion et panthère,

De roi de l’azur, je dois passer maître de la terre,

Et pour ce faire, il ne me reste plus que le grand »,

Disait-il fièrement, en parlant de maître éléphant

Qui, plusieurs fois, l’avait fait payer son audace,

Bien qu’à chaque combat déjà disputé, monsieur aigle fut coriace.

L’aigle, avec sa mémoire d’éléphant, ne dormait jamais.

Il priait afin de revoir le pachyderme dans un bref délai.

L’occasion tant souhaitée, une fois de plus, arriva

Mais la vantardise de l’aigle, encore et encore, s’en mêla :

« Oh le gros, tu ne me fais plus peur, je te le jure !

Cette fois-ci je vais te bouffer cru, sois-en sûr.

Tu verras ce que je vais te faire malgré ton poids

Car tu repartiras la tête baissée, espèce de villageois ! »

Disait-il à monsieur éléphant qui finalement,

Pour une fois, face à l’aigle, était tout tremblant.

Quand le combat débuta, l’éléphant averti

Utilisa son expérience à profit

Pendant que le jeune aigle,

Avide de victoire, donnait l’air de se battre sans règle.

Il fit vraiment de son mieux

Et n’était pas loin d’être victorieux

Mais, ne le fut pas car, se battre en parlant sans cesse

N’est pas compatible, tout comme courir en se grattant les fesses.

Les anciens le disent: « l’humilité précède la gloire »,

Voici toute la morale de cette histoire.

Cette fable pour dénoncer le côté bavard de mes frères maliens qui ressort à chaque fois que nos aigles doivent jouer contre les éléphants de Côte d’Ivoire. Si les Ivoiriens sont réputés pour leur côté moqueur, ne rentrons pas dans leur jeu en bavardant trop avant les matchs. Parlons peu, agissons plus, voilà ce qu’il faut. Comme le disent les anciens, l’humilité précède la gloire.

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